Design Eyewear Group réorganise sa force de vente sur le marché français
Selon les informations relayées par Frequence Optic, Design Eyewear Group — maison danoise qui chapeaute une quinzaine de marques de créateurs, de Face à Face à François Pinton en passant par…
Hippolyte Savard·mis à jour 22 septembre 2026

Il y a des restructurations qui se lisent dans les organigrammes, et d'autres qui se devinent dans les prochaines collections. Selon les informations relayées par Frequence Optic, Design Eyewear Group — maison danoise qui chapeaute une quinzaine de marques de créateurs, de Face à Face à François Pinton en passant par ProDesign, Woow ou William Morris London — vient de rebattre discrètement les cartes de son équipe commerciale française. Pour un groupe dont l'identité repose sur l'esthétique, le signal vaut d'être observé.
Deux visages pour une même partition
L'entreprise officialise deux arrivées. Romain Terrollion prend les fonctions de responsable Grands Comptes; Philippe Berthoux hérite, lui, de la direction commerciale France. Le premier n'arrive pas en terrain inconnu: il a fréquenté les rangs de Krys et de Luz, deux réseaux qui ont vu défiler bien des collections sous leurs spots. La maison danoise vante, en termes choisis, une connaissance fine du marché de l'optique et une compréhension des attentes concrètes des opticiens — soit, en clair, un carnet d'adresses déjà bien garni.
Philippe Berthoux succède à Vincent Chamaillard, lequel ne quitte pas le navire mais s'élève: il devient directeur commercial Europe. Une promotion en parallèle qui dit, en creux, le poids que le marché français continue de représenter dans l'équation européenne du groupe.
Ce que cela change en boutique
Pour l'opticien indépendant qui travaille avec Face à Face ou ProDesign, ce type de remaniement se traduit rarement par une révolution esthétique: on ne change pas un angle de branche ni une proportion de calibre au gré d'un organigramme. Mais les visages modifient la texture des relations commerciales — interlocuteur mieux identifié côté centrales, suivi resserré des références, et, possiblement, conditions renégociées sur les fins de série. Pour les indépendants qui bâtissent leur réputation sur un linéaire exigeant, c'est souvent là que se joue la marge: dans la qualité du dialogue avec le fournisseur, plus que dans la collection elle-même.
Reste un détail que les amateurs de belles montures relèveront: la création reste danoise, quand la force commerciale s'ancre un peu plus profondément dans l'Hexagone. À l'opticien qui refuse le prêt-à-penser, il restera à guetter, dans les prochains mois, si cette nouvelle charpente administrative débouche sur davantage de marge créative — ou simplement sur un argumentaire commercial plus musclé.