Baptiste Brulant sacré opticien de l'année 2026 pour son expertise en basse vision
Selon Fréquence Optic, Baptiste Brulant a reçu le Prix de l’opticien de l’année 2026, décerné par le Syndicat des industriels et distributeurs en optique-lunetterie (Sidol).
Zénon Lecocq·mis à jour 19 septembre 2026

Le dirigeant indépendant d’Optique Barbry, dans le Nord, est distingué pour une activité spécialisée en basse vision et en posturologie pédiatrique auprès d’enfants dyslexiques. Pour les familles, cette récompense met en lumière une approche de l’optique qui dépasse le simple choix d’une monture: elle invite surtout à mieux comprendre ce que recouvrent ces accompagnements.
Une distinction liée à des besoins très spécifiques
Lorsqu’un enfant porte des lunettes, la question de l’ajustement reste souvent très concrète: une monture qui glisse sur une arête nasale peu marquée, des branches mal positionnées, un champ visuel partiellement gêné ou une fatigue ressentie pendant les activités scolaires. Mais certains parcours nécessitent une attention plus ciblée, notamment lorsque la basse vision ou la dyslexie entre dans l’équation.
D’après les éléments publiés par Fréquence Optic, Baptiste Brulant exerce précisément sur ces deux terrains. La basse vision constitue une spécialité de son activité, tout comme la posturologie pédiatrique pour les enfants dyslexiques. Le prix lui a été remis lors d’une cérémonie organisée au Sénat.
Cette information ne permet pas, à elle seule, de conclure à l’efficacité d’une méthode particulière ni de transposer son approche à tous les enfants. Elle rappelle toutefois que l’adaptation visuelle peut demander une observation plus fine que la seule correction inscrite sur une ordonnance. Chez un enfant, le confort dépend aussi de la manière dont la monture se pose, reste en place et accompagne la morphologie pendant la croissance.
Ce que les parents peuvent vérifier en magasin
La distinction attribuée à Baptiste Brulant peut servir de point de départ pour poser des questions précises à l’opticien, sans transformer le rendez-vous en parcours compliqué. Si l’enfant présente une situation de basse vision ou s’il est accompagné pour une dyslexie, il est utile de demander quelle expérience le professionnel possède dans ce domaine et ce que recouvre exactement son intervention.
Quelques points méritent une explication claire:
- la manière dont la monture sera choisie et ajustée sur le visage de l’enfant;
- la stabilité des lunettes sur le nez et derrière les oreilles;
- la visibilité réellement disponible à travers les verres;
- les adaptations prévues si la morphologie évolue avec la croissance;
- la distinction entre le travail de l’opticien et celui des autres professionnels qui suivent l’enfant.
Ces questions ne remettent pas en cause la compétence d’un magasin généraliste. Elles permettent simplement de vérifier que le niveau d’accompagnement proposé correspond au besoin identifié. Pour un enfant, une monture bien centrée et confortable peut aussi faciliter le port quotidien; encore faut-il que cet ajustement soit contrôlé dans la durée, et pas uniquement au moment de la livraison.
Un signal pour l’optique indépendante
Le parcours distingué par le Sidol associe une implantation indépendante, chez Optique Barbry dans le Nord, à des domaines peu réductibles à la sélection esthétique d’une paire de lunettes. C’est un signal intéressant pour les familles: l’offre d’un opticien peut se structurer autour de compétences particulières, notamment lorsque l’âge, la morphologie ou la situation visuelle rendent l’adaptation plus délicate.
Il reste néanmoins à regarder les choses avec méthode. Le prix confirme une reconnaissance professionnelle, mais les informations disponibles ne détaillent ni les protocoles employés, ni les résultats obtenus, ni les modalités précises de suivi. Pour les parents, le bon réflexe consiste donc à demander ce qui sera observé, comment les lunettes seront réglées et à quel moment un nouvel ajustement pourra être réalisé.
Dans ce type de prise en charge, la qualité de la relation compte autant que la promesse affichée: l’enfant doit pouvoir signaler une gêne, une fatigue ou une monture qui bouge, et l’adulte doit obtenir des réponses compréhensibles. C’est souvent à ce niveau très pratique — l’écoute, le centrage, le confort et le suivi — que l’adaptation visuelle devient réellement utile au quotidien.